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Tristan Garcia parle de BOIS SANS SOIF

 


« C’est d’abord très étranger, puis de plus en plus familier. (…) Ca commence comme une sorte de récit de formation en bois, si je puis me permettre, puis ça devient un essai de classement des genres de bars, des espaces, des gestes, et ça redevient par moments un récit d’éducation à la vie, de client en postulant (sérieux), en stagiaire (prometteur), en titulaire (solide), voire en professionnel (rassurant), jusqu’à l’instructeur (discret).

 

La partie formatrice, plus intime, (…) promet une sorte d’autobiographie métaphorique, qui se développe dans le temps ; en revanche, les textes consacrés à la typologie (« Choisir son Gotham », qui distingue avec le sérieux d’un Max Weber sur le zinc, après quelques pintes, le bar lounge, le « bar à flans », le couleur locale, le communautaire, etc.; « Dimensions », qui est un peu le « Espèces d’espaces » de Perec appliqué aux rades; la liste des marques déposées de superpouvoirs) relèvent d’une littérature spatialisée, moins intime, plus taquine aussi, et tournée vers l’objet plutôt que vers le sujet. Je trouve les deux très bien. (…)

 

Alors qu’il a vraiment le sens de la formule, François Perrin veut lutter pour ne pas produire un texte qui se résumerait lui-même à une formule (soit la typologie des bars, soit le roman de formation un brin désillusionné), et c’est sacrément louable. On sent qu’il lutte sans cesse contre la facilité – sans pour autant rendre la tâche difficile au lecteur. »

Tristan Garcia, auteur de La meilleure part des hommes et de Faber, le destructeur