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« Il y a du Richard Russo dans Maine » chronique par Aux Bouquins garnis

maine-couv« Maine » mérite quand même que je sorte un peu de ma léthargie car c’est un très bon roman, dans lequel je me suis plongée avec délices grâce à ma chère Phili. Un roman de femmes, un roman américain comme on les aime. Ils savent si bien raconter les histoires de famille, les américains, parler des gens simples, des relations compliquées (on se tire dans les pattes mais on s’aime au fond, même si ça ne se voit pas) de l’amour, de la vie. J’adore.

Cuné a raison lorsqu’elle dit qu’il y a du Richard Russo dans J. Courtney Sullivan. Comme chez Russo, on y retrouve la tendresse, l’émotion, la justesse des sentiments et surtout la pointe d’acidité qui relève le tout.

L’acidité, c’est la grand-mère Alice, octogénaire, tendance fortement alcoolique, qui décide qu’après sa mort, elle cèdera la maison de famille du Maine, dans laquelle enfants et petits-enfants se succèdent par périodes selon un planning bien établi. C’est à son Eglise qu’elle fait ce don, sans en informer les siens. Alice aurait-elle des choses à se faire pardonner?

Ils n’ont pas de très bonnes relations les Kelleher, pas plus entre eux qu’avec Alice (il faut dire que la mamie est une peste, une vraie, et pourtant on s’y attache, ça aussi c’est très américain je trouve, le personnage est haïssable mais il a des failles qui nous émeuvent) mais ils ne sont pas censés se croiser si le planning est respecté. Forcément, le planning va bouger le temps d’un été, sinon ce ne serait pas drôle. Voilà que Maggie, la petite-fille fraîchement larguée débarque dans le Maine, que sa mère Kathleen quitte sa ferme de vers de terre pour la rejoindre en catastrophe, et qu’Ann-Marie, la belle-fille, toujours prête à rendre service, s’y trouve aussi. Avec Alice au milieu, ça va faire des étincelles…

Chaque chapitre est consacré à un personnage, dont le lecteur adopte le point de vue. Je dois dire que j’ai aimé tous les protagonistes (surtout Ann-Marie et ses maisons de poupée, elle est touchante avec ses enfants qui déraillent et son mari gentil mais tellement distant, les maisons de poupée c’est pas trop son truc) et que j’ai trouvé admirable la façon dont J. Courtney Sullivan les fait vivre. Ils sont fouillés, complexes, on croirait des vrais :) Les Kelleher pourraient être nos voisins… »

Retrouvez l’intégralité de la chronique sur :
http://bgarnis.canalblog.com/archives/2013/07/05/27576580.html