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Prix : 16 € ISBN : 978-2-919547-02-9

USA 1972, Ian Hunter

Sortie, le 20 avril 2011

Loin des habituels clichés des livres consacré au rock des années 70, Diary of a Rock n’roll Star, traduit ici pour la première fois en français, est un livre à part. La presse rock anglaise en parle régulièrement comme « le meilleur livre écrit sur le rock. ». En 1972, le groupe Mott The Hoople entame une tournée américaine importante : après plusieurs albums, ces concerts doivent leur permettre de franchir une étape, de rentrer dans la cour des grands.

Ian Hunter, son chanteur, décide de tenir son journal de bord. Son but ? Raconter de la façon la plus réaliste possible la vie d’un groupe sur la route, « pour dire la vérité aux fans, garder le contact avec eux. »

 

Ce document est tour à drôle (l’ironie constante d’Hunter, ses ruses pour échapper aux groupies,…), touchant (la fatigue croissante, sa relation aux fans, son intrusion dans Graceland, la demeure d’Elvis Presley…) et passionnant (ses portraits de David Bowie, Keith Moon, Frank Zappa, tous croisés sur la route…).

 

Ian Hunter saisit un moment charnière : quand l’excitation du rock des années 60 bascule vers le show-business et les concerts dans les stades. Sa passion pour le rock le plus sauvage ne faiblit pas mais le leader de groupe n’est jamais dupe, comme le prouve son journal. Outre le texte original, le livre propose également une préface de Philippe Manœuvre (grand fan du livre et du groupe) ainsi qu’une postface signée Philippe Garnier, plume capitale de Rock & Folk et Libération. Dans ce texte, Garnier livre le point de vue du public et dit l’essentiel : Mott The Hoople était un groupe de scène dantesque donnant des concerts prodigieux.

Auteur

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Ian Hunter, chanteur et pianiste de Mott The Hoople, est une personnalité à part dans le rock anglais. Dans ses chansons, il a toujours su conjuguer violence et finesse folk à la Dylan. Ses textes sont régulièrement cités parmi les meilleurs de la pop britannique, avec ceux de Ray Davies, Paul Weller ou David Bowie dont il fut très proche. Il vit aujourd’hui aux USA et n’a jamais cessé de jouer et de tourner. Les traducteurs Anne-Laure Paulmont et Frédéric Collay vivent à Vancouver. Musiciens, ils abordent la traduction comme les Keith Richards et Ron Wood de la grande époque : on ne sait plus qui joue quoi mais l'ensemble tient fantastiquement debout. Anne-Laure Paulmont a traduit de nombreux ouvrages sur les Indiens d'Amérique du Nord et sur le surf, deux de ses domaines de prédilection. Frédéric Collay a participé durant neuf ans à un projet d'anthologie d'inédits des Monty Python avant de se consacrer à la traduction en l'anglais, de l'oeuvre de Jacques Perret.

Extrait

Je suis à bord du vol 761 de la TWA, un vol de dix heures trois quarts entre Heathrow et Los Angeles, le seul endroit au monde où les Derricks font office de décoration au beau milieu de la ville. Notre avion, c’est un Jumbo 747. D’habitude, la TWA est légèrement plus classe que les autres compagnies mais, aujourd’hui, on voyage en économique parce que l’écart de prix avec la première classe, c’est n’importe quoi ! Et je n’ai pas arrêté une seconde ! Après avoir laissé mon taré de chien noir, Solveig, entre les mains expertes de Pete Frame (ZigZag), j’ai rejoint le groupe pour un concert samedi soir à Northampton. Comme d’habitude, rien ne s’est passé... Lire la suite

La presse en parle

Je suis à bord du vol 761 de la TWA, un vol de dix heures trois quarts entre Heathrow et Los Angeles, le seul endroit au monde où les Derricks font office de décoration au beau milieu de la ville. Notre avion, c’est un Jumbo 747. D’habitude, la TWA est légèrement plus classe que les autres compagnies mais, aujourd’hui, on voyage en économique parce que l’écart de prix avec la première classe, c’est n’importe quoi ! Et je n’ai pas arrêté une seconde ! Après avoir laissé mon taré de chien noir, Solveig, entre les mains expertes de Pete Frame (ZigZag), j’ai rejoint le groupe pour un concert samedi soir à Northampton. Comme d’habitude, rien ne s’est passé comme prévu. Deux remorques et une voiture sont tombées en panne, on nous a servi un repas pitoyable et Kim Fowley (Monsieur Casse-noisette du rock) s’est fait rouler dessus. C’est pas grave, le concert était bon et c’est ce qui compte (en tout cas, selon Kim). Le lendemain matin, j’ai expédié Trudy, mon épouse américano-autrichienne, chez elle, à Long Island, New York, par bateau. Étape suivante, il faut qu’on ait l’air groovy. Tony de Fries, notre manager, a allongé 100 livres pour qu’on s’achète des fringues. J’ai rien contre, mais les frusques qu’on trouve ici (Carnaby Street, Ken Market, Kings Road) sont carrément merdiques – des prix ridicules pour des fringues qui ne tiennent pas cinq minutes. C’est sans doute ça, le show-biz. Et, tiens, j’ai vu Julie Christie sur Kings Road. Elle est moins grande que ce que j’imaginais mais sa petite gueule ne me laisse pas indifférent.