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Otaryclub
Prix : 18 € ISBN : 978-2-919547-04-3

Otary Club, Charles Poitevin

Sortie, le 8 Septembre 2011

Un matin, la mère de Charles le vire de la maison. Elle ne peut plus supporter de voir tous les jours ce fils fainéant, obsédé sexuel, fumeur de joints, bref inutile. Et pour être bien sûre de ne plus avoir à le croiser, elle lui trouve même un job à l’autre bout du monde, dans une mission humanitaire aux îles Fidji. « Va voir là-bas, et prends ton temps… »

Charles débarque donc dans un village assommé de chaleur et découvre un melting pot qui vire bien vite au bouillon de culture : habitants obèses, alcooliques et exploités, Allemands à la recherche d’une cause pour sauver leur vie du naufrage, dealers méfiants, gamins paumés…

Et pourtant, après des litres d’alcool local, des cuites homériques et des heures passées sur un chantier inutile, Charles trouvera une rédemption, une dignité qu’il avait perdue de vue pendant toutes ces années consacrées à la drague et aux joints.

 

Otary Club relate ce voyage avec un ton inédit, une langue cynique et dévastatrice. Dès la première ligne du récit, Charles Poitevin installe un style « oral », agressif, direct. Une énergie rare qui le propulse sur le même ring que Bukowski, Henry Miller, John Fante. « On ne voyage pas pour découvrir le monde ou ce genre de mythe romantique, on voyage parce qu’on a des problèmes. C’est aussi simple que ça », a écrit Nicolas Bouvier. Otary Club confirme.

Charles Poitevin, dans la cour des grands. — Paris Match

Auteur

charles-poitevin
Charles Poitevin, ancien élève des Beaux-Arts, est âgé de 29 ans et s’est d’abord consacré à la peinture. C’est d’ailleurs pour peindre qu’il est parti vers Fidji. Arrivé à l’autre bout du monde, il décide d’écrire le récit de son expérience : Otary Club est son premier roman. Tout en poursuivant ses recherches picturales, Charles Poitevin se consacre aujourd’hui à l’écriture ainsi qu’à la découverte du théâtre, en tant qu’acteur et metteur en scène.

Extrait

TU NE PEUX PAS RESTER ICI !!! TU NE PEUX PAS !!! TU PASSES TES NUITS EN ORGIES À TRAÎNER AVEC DES PETITS SALOPARDS !!! TU FAIS DE MA VIE UN ENFER… TU FAIS DE TA VIE UN ENFER… VA-T’EN !!! J’ai demandé à ma mère d’où elle allait sortir du fric. JE FERAI UN PRÊT ! Tant pis elle mangerait des biscottes pendant trois ans. Moi la seule chose qui m’intéressait à l’époque c’était les femmes… Résultat : je voulais bien qu’elle se nourrisse pendant trois ans de biscottes, je voulais bien débarrasser le plancher, mais je voulais pas retourner en Allemagne. J’y avais eu vers treize ans une aventure horrible, sous une tente, avec une amie d’une amie de ma... Lire la suite

La presse en parle

  • Charles Poitevin, dans la cour des grands. — Paris Match
  • Un écrivain au style original, lequel s’affranchit des conventions... — Dix-huit info
  • Un déluge d'aventures languides, de naufrages magnifiques. Il y a quelques chose des aventures de Blondin dans les pathétiques tentatives de Poitevin de transcender la réalité à coups de rasades et un zeste de Houellebecq dans son incapacité à manifester le moindre enthousiasme devant la température tropicale. Un de ces romans que nous aimons parce qu'ils prennent le contre-pied du récit de voyage type. — Sylvain Tesson, Grands Reportages
TU NE PEUX PAS RESTER ICI !!! TU NE PEUX PAS !!! TU PASSES TES NUITS EN ORGIES À TRAÎNER AVEC DES PETITS SALOPARDS !!! TU FAIS DE MA VIE UN ENFER… TU FAIS DE TA VIE UN ENFER… VA-T’EN !!! J’ai demandé à ma mère d’où elle allait sortir du fric. JE FERAI UN PRÊT ! Tant pis elle mangerait des biscottes pendant trois ans. Moi la seule chose qui m’intéressait à l’époque c’était les femmes… Résultat : je voulais bien qu’elle se nourrisse pendant trois ans de biscottes, je voulais bien débarrasser le plancher, mais je voulais pas retourner en Allemagne. J’y avais eu vers treize ans une aventure horrible, sous une tente, avec une amie d’une amie de ma correspondante âgée de quatre fois mon âge. JE ME BARRE C’EST D’ACCORD MAIS JE VEUX PAS ALLER EN ALLEMAGNE !!! TU N’IRAS PAS !!! JE VEUX QUE TU PARTES LE PLUS LOIN POSSIBLE !!! TU N’ES PLUS MON FILS… SI TU NE VAS PAS EN PRISON TU FINIRAS COMME TON FRÈRE À VENDRE DES CHAUSSETTES… OU COMME TON PÈRE À SE DEMANDER COMMENT IL A ÉTÉ ASSEZ BÊTE POUR NE PAS VOULOIR RÉUSSIR. Et voilà. Elle était repartie dans son laïus, que ceci que cela, les choses auraient été bien différentes, si les choses étaient différentes. Je ne pouvais qu’être d’accord avec elle, tout le monde est d’accord avec ça. Ma mère n’est pas née pour rigoler, elle m’avait dit qu’elle voulait que je parte le plus loin possible, elle m’a trouvé un plan comme manœuvre à l’antipode de la France, à l’autre bout de la planète, aux îles Fidji.